Sur le coup, c'est vrai, j'ai immédiatement pensé : ça y est, encore un coup des ultra-libéraux, genre Madelin, même si aujourd'hui, le président Sarkozy a largement démontré ses capacités en la matière. Je l'avoue, j'ai fait de l'anti-sarkozisme primaire. Car la loi, votée très largement au Sénat comme au Parlement, est proposée par des socialistes et des communistes. De quoi s'agit-il ? Les SPL sont dérivées des Société Publiques Locales d'Aménagement qui avaient été créees par une loi de 2006, permettant à des collectivités locales ou leurs groupements d'être les actionnaires à 100% de sociétés de droit privé montées pour des projets d'urbanisme.
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samedi 24 juillet 2010
mercredi 5 mai 2010
6 mai : mobilisation de tous les acteurs culturels pour une journée d'action
Pas facile de rendre accessible à tous, amateurs d'art et de culture, spectateurs, "grand public", les causes de l'inquiétude des professionnels de la culture. En tous cas cette journée d'action le 6 mai semble prendre une certaine ampleur, proportionnelle à la montée de la prise de conscience du caractère néfaste de ce que prépare le gouvernement depuis l'arrivée de Sarkozy à la tête de l'État.
En trame de fond, plusieurs réformes : celle des politiques publiques dite RGPP, qui vise, en un mot, à rationaliser les services de l'État et de ses administrations. Rationaliser, ça signifie faire plus avec moins (soyons simples, et évitons la langue de bois).
En trame de fond, plusieurs réformes : celle des politiques publiques dite RGPP, qui vise, en un mot, à rationaliser les services de l'État et de ses administrations. Rationaliser, ça signifie faire plus avec moins (soyons simples, et évitons la langue de bois).
mercredi 28 avril 2010
Vers des regroupements des lieux de musiques actuelles
Après la tentative d'"annexion" de l'activité musiques actuelles de la MJC de Cavaillon par la Scène nationale de la Ville, contrecarrée uniquement grâce à la mobilisation du secteur, le Monde annonçait dans son édition du 23 avril dernier le possible regroupement du centre de Châteauvallon et de la future scène de Musiques Actuelles de Toulon. Le comédien Charles Berling doit en effet prendre les commandes du Théâtre de la Liberté qui ouvrira ses portes en septembre 2011. Or le futur directeur cherche un moyen pour obtenir un label de l'Etat, précisant ainsi que : "Pour que l'Etat s'engage, nous devons mutualiser les moyens avec les scènes locales - le centre de Châteauvallon et la future Scène de musiques actuelles à Toulon".
samedi 13 mars 2010
Il est urgent d'agir !
Plus que jamais, le secteur culturel est inquiet. Les initiatives se multiplient pour exprimer ce que ressentent ceux qui font vivre l'art et la culture : artistes, médiateurs, techniciens, responsables d'institution et de simples associations. Et franchement, il y a de quoi. Il y a un mois, j'en faisait déjà le thème de l'édito sur le site du SMA[1].
On peut dire que le gouvernement aura réussi une chose incroyable, c'est de faire s'intéresser beaucoup de monde à des sujets dont l'intérêt pouvait paraitre très lointain : RGPP[1], clause de compétence générale, directive services... Le résultat de la participation aux élections régionales nous révèlera si l'intérêt des français pour la politique, la vraie, est réelle. On peut en douter, mais on peut rêver !
Pour comprendre mieux les peurs, les revendications, et les enjeux du moment, je vous conseille d'écouter le débat[3] qui a eu lieu le 9 mars dernier à Nantes, dans le cadre du festival SONOR, organisé par de nombreuses organisations qui tentent de faire comprendre le contexte qui menace ainsi l'activité culturelle, mais aussi bon nombre d'initiatives d'utilité sociale, comme le sport.
Et puis une journée de mobilisation est prévue le 29 mars prochain à l'appel de l'UFISC, de la CGT, du Syndeac et de nombreuses organisations. Le programme est le suivant :
[1] Syndicat des Musiques Actuelles
[2] Révision Générale des Politiques Publiques
[3] Réunion publique d'information et de débat sur la situation des Arts et de la Culture organisée par le SMA, associé au Synavi, au SNSP, au Syndeac, et à l’Union Régionale Fédérale des Syndicats CGT-Spectacle, retransmis sur JET FM 91.2 et à retrouver sur le site de la FRAP.
On peut dire que le gouvernement aura réussi une chose incroyable, c'est de faire s'intéresser beaucoup de monde à des sujets dont l'intérêt pouvait paraitre très lointain : RGPP[1], clause de compétence générale, directive services... Le résultat de la participation aux élections régionales nous révèlera si l'intérêt des français pour la politique, la vraie, est réelle. On peut en douter, mais on peut rêver !
Pour comprendre mieux les peurs, les revendications, et les enjeux du moment, je vous conseille d'écouter le débat[3] qui a eu lieu le 9 mars dernier à Nantes, dans le cadre du festival SONOR, organisé par de nombreuses organisations qui tentent de faire comprendre le contexte qui menace ainsi l'activité culturelle, mais aussi bon nombre d'initiatives d'utilité sociale, comme le sport.
Et puis une journée de mobilisation est prévue le 29 mars prochain à l'appel de l'UFISC, de la CGT, du Syndeac et de nombreuses organisations. Le programme est le suivant :
- Rassemblement à 14h30 au Palais Royal pour un cortège jusqu'au Sénat
- 16h30 Demande d'audience à un groupe de sénateurs
- 18h Assemblée Générale au Théâtre National de l'Odéon
[1] Syndicat des Musiques Actuelles
[2] Révision Générale des Politiques Publiques
[3] Réunion publique d'information et de débat sur la situation des Arts et de la Culture organisée par le SMA, associé au Synavi, au SNSP, au Syndeac, et à l’Union Régionale Fédérale des Syndicats CGT-Spectacle, retransmis sur JET FM 91.2 et à retrouver sur le site de la FRAP.
vendredi 12 mars 2010
Nouvelle contribution sur la question de la clause de compétence générale
Repris par Jean-Claude Pompougnac sur son excellent blog Un EPCC, voici un extrait de l’allocution d’ouverture aux Biennales Internationales du Spectacle de Nantes, prononcée le mercredi 20 janvier dernier par Jacques AUXIETTE, Président du Conseil Régional des Pays de la Loire.
"Ainsi, à mon sens, ce débat sur la compétence générale ne peut se résoudre à de petits compromis qui ont tendance à opposer les uns aux autres : lorsque l’on nous propose in extremis une exception pour la culture afin peut-être d’éviter trop d’agitation, tout en laissant de côté d’autres secteurs, je pense au sport ou à l’éducation populaire, cela revient à diviser les forces de cohésion sociale, là où leurs intérêts convergent. Leurs intérêts sont même interdépendants en termes d’emplois, d’activités et c’est ensemble qu’ils participent à l’intérêt général.
"Ainsi, à mon sens, ce débat sur la compétence générale ne peut se résoudre à de petits compromis qui ont tendance à opposer les uns aux autres : lorsque l’on nous propose in extremis une exception pour la culture afin peut-être d’éviter trop d’agitation, tout en laissant de côté d’autres secteurs, je pense au sport ou à l’éducation populaire, cela revient à diviser les forces de cohésion sociale, là où leurs intérêts convergent. Leurs intérêts sont même interdépendants en termes d’emplois, d’activités et c’est ensemble qu’ils participent à l’intérêt général.
dimanche 14 février 2010
Suppression de la "clause de compétence générale"
Le sujet est d'importance puisque c'est grâce à cette clause que les projets associatifs relevant notamment des secteurs de la culture, du sport ou des loisirs trouvent (parfois) leurs soutiens financiers auprès de plusieurs collectivités locales et territoriales : communes ou Établissements publics de coopération intercommunale, départements (Conseils généraux), régions (Conseils régionaux). Or, c'est précisément à ces financements croisés que s'attaque la réforme, au grand dam tant des porteurs de projets et des acteurs locaux que des élus de tous bords. La logique de ces possibles empilements de financements peut sans doute échapper à l'esprit cartésien en recherche de rationalité. L'argumentaire du ministre Brice Hortefeux n'est pas différent. "Tous les rapports consacrés au bilan de la décentralisation dressent le même constat, celui d'une grande confusion dans l'exercice des compétences. La plupart d'entre elles sont exercées de manière partagée par plusieurs collectivités territoriales et rares sont celles qui relèvent exclusivement d'une catégorie de collectivités. Cet enchevêtrement pénalise l'action publique locale et empêche le citoyen d'identifier clairement les responsabilités. Il nuit à la clarté des choix publics et rend difficile la maîtrise de la dépense publique locale". A ces arguments, les défenseurs des financements croisés répondent par la nécessité d'assurer un certain équilibre territorial (donc le maintien d'une politique de soutien national à des initiatives locales structurantes), et d'éviter que certaines activités d'intérêt général ne se retrouvent condamnées tout simplement parce que l'unique collectivité ayant reçu la "compétence" déciderait de ne pas apporter son financement.
Libellés :
Actualités juridiques,
Politique du sport,
Politiques publiques
Suppression du Secrétariat d'Etat aux Sports
Non, ce n'est pas l'information passée inaperçue pour cause de week-end de la Saint Valentin passé à cocooner avec votre chéri(e). Mais c'est néanmoins le scénario imaginé par le journal l'Humanité dans un article daté du 3 février dernier, qui reprend une information du Syndicat National des Activités Physiques et Sportives[1]. Il évoque une mission occulte d'un émissaire de Matignon (membre de l’Inspection générale des affaires sociales) chargé de préparer le passage des 1600 fonctionnaires du corps des "professeurs de sport" du ministère vers les fédérations sportives. Ces fonctionnaires d'Etat sont en effet déjà mis à la disposition des fédérations pour participer à la mise en oeuvre des missions dont elles reçoivent délégation, comme la préparation des équipes de France, la protection de la santé par le sport, la prévention et la lutte contre le dopage, la professionnalisation et la formation des éducateurs sportifs etc...
vendredi 18 septembre 2009
Mobilisation pour l'Art et la Culture
L’art et la culture n’échappent pas depuis quelques années à des attaques libérales dans notre pays, contre l’intérêt public et le bien commun. Heureusement, les ripostes sont efficaces. Il n’est qu’à voir le mouvement à l’initiative des intermittents qui a permis au moins pour un temps de faire barrage à ces tentatives, en montrant l’importance de l’art et de la culture jusque dans le secteur économique.
Depuis 2007, les attaques s’accélèrent et prennent de l’ampleur : lettre de mission du Président de la
République à Christine Albanel, diminution des crédits culturels dans les ministères concernés, menaces sur les annexes 8 et 10, refus du Grenelle de la Culture, pression de la RGPP qui brise l’architecture du ministère, mise en place du Conseil pour la création artistique, rejet des conclusions des Entretiens de Valois. Une nouvelle riposte s’impose.
Depuis 2007, les attaques s’accélèrent et prennent de l’ampleur : lettre de mission du Président de la
République à Christine Albanel, diminution des crédits culturels dans les ministères concernés, menaces sur les annexes 8 et 10, refus du Grenelle de la Culture, pression de la RGPP qui brise l’architecture du ministère, mise en place du Conseil pour la création artistique, rejet des conclusions des Entretiens de Valois. Une nouvelle riposte s’impose.
dimanche 13 septembre 2009
Grippe H1N1 : les vrais maux qui nous menacent
Non, vous n'êtes pas sur TF1. Et pourtant, je vais moi aussi aborder, une N-ième fois, ce sujet de la pendémie de grippe A qui menace la population, mais pas que ! Un appel lancé le 8 septembre par Libération s'inquiète des dérives consécutives à la mise en place de certaines mesures sensées protéger les populations. Les personnalités de la société civile et politique qui signent cet appel rapellent ainsi que "c’est aussi la solidarité, l’aide, le souci de l’autre qui permettent d’éviter les emballements, les dérapages, les exclusions en tout genre".
On ne peut en vérité que constater la dichotomie entre l'armada mise en œuvre par le gouvernement pour prévoir les incidences malheureuses d'une épidémie de Grippe A en France, et de l'autre côté l'absence totale de débat avec les acteurs économiques et sociaux de ce pays qui seront les premiers exposés à la grippe, certes, mais tout autant aux mesures qui lui sont imposées et aux effets de la parano qui va, on le comprend aisément, gagner l'ensemble des citoyens.
On ne peut en vérité que constater la dichotomie entre l'armada mise en œuvre par le gouvernement pour prévoir les incidences malheureuses d'une épidémie de Grippe A en France, et de l'autre côté l'absence totale de débat avec les acteurs économiques et sociaux de ce pays qui seront les premiers exposés à la grippe, certes, mais tout autant aux mesures qui lui sont imposées et aux effets de la parano qui va, on le comprend aisément, gagner l'ensemble des citoyens.
Conseil de la Création Artistique : une Drac in partibus
Le président Sarkozy avait annoncé le 2 février l'installation d'un haut Conseil de plus dans le paysage, chargé lui de la Création Artistique et confié à Marin Karmitz[1], patron de MK2, l'un des 4 grands groupes cinématographiques français. Nicolas Sarkosy, bien qu'il préside officiellement lui même ce Conseil, n'est pas là ce 10 septembre au Musée Branly pour la présentation, après 7 mois sans doute de dur labeur, des 10 projets qu'il entend mener pour les bienfaits de la création française. Par contre, et bien que non-invités,bon nombre d'organisations professionnelles ont fait le déplacement, au premier rang desquelles l'UFISC[2] qui fut l'une des premières à réclamer la suppression de ce Conseil, le SYNDEAC, et même la CGT-spectacle. Tous ont la même analyse de la signification de la création de ce Conseil en ces temps de disette budgétaire et d'incertitude pour tout le secteur culturel.
samedi 22 août 2009
Le SYNAVI nous offre son cahier de vacances en faveur de l'art vivant
Le SYNAVI[1] nous a livré en Avignon, ce premier cahier aux allures de livre blanc, "conçu comme un outil évolutif, sans solutions ni modèles, sans réponse univoque". Il vient ajouter un chapitre de plus au débat que les acteurs culturels ont ouvert avec l'Etat et les collectivités sur les sujets tant politiques qu'économiques dont regorgent l'action culturelle. A l'heure d'une clôture en forme de prolongation des Entretiens de Valois[2], cet ouvrage plaisant à lire se fixe quelques ambitions dont celle de contribuer à "créer de la pensée commune et des dispositifs adaptés à des objectifs partagés, à des missions qui rencontrent l'intérêt collectif et singulier et la soif de faire sens".
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