jeudi 8 juillet 2010

La débacle de l'équipe de France est-elle celle du foot, voire de la nation ?

Premier thème d'actualité de l'été donc : l'extraordinaire prestation de notre équipe nationale de football en Afrique du Sud, et surtout son comportement surréaliste. Arrivant après la bagarre, tout a déjà été dis, et c'est donc une synthèse à laquelle je vais me livrer, à défaut de pouvoir mettre un point d'orgue :
1) Si la FFF avait fait un choix logique après la précédente débâcle de 2008, en virant Domenech, on n'en serait certainement pas là. Et si Domenech avait eu l'honnêteté intellectuelle de démissionner (je sais, on peut rêver !), cela aurait simplifié le choix pour la fédération.

mercredi 7 juillet 2010

Quels financements pour le sport amateur ?

L'homme ne m'intéresse pas plus que ça, mais j'ai trouvé la question finement posée. Il s'agit d'une question parlementaire amenée par M. Claude Bartolone en février dernier, publiée au journal officiel le 29 juin. Ça aussi c'est amusant : 4 mois pour une réponse qui n'apporte rien bien sûr. Pour ceux que ça intéresse, la réponse est ici, et la question est un peu plus loin.
Pendant que la politique sportive du secrétariat d'État au sport doit se contente donc d'un budget qui reste juste 15 fois inférieur aux promesses (inconsidérées certes, mais il n'était pas obligé de les faire!) du candidat Sarkozy, les milliardaires de l'équipe de France sont rentrés chez eux, qui en jet privé, qui en passant par l'Élysée en brulant quelques dizaines de feux rouges au passage (montrant que la loi n'a pas la même portée pour tous), goutant enfin aux plaisirs de l'oisiveté alors que le retour sur les terrains se profile déjà... Dur dur la vie de footballeur professionnel !

Quoi de neuf docteur ?

Un mois que je n'ai rien publié sur ce blog. Et pourtant, l'actualité est inversement proportionnelle à mon activité éditoriale... Au premier rang des sujets favoris, le séisme, que dis-je, le cataclysme qui secoue le foot français et qui éclabousse au passage le sport et son modèle français après la débâcle de l'équipe de France. Autre sujet, la question de la clause générale de compétence, à moins qu'il ne s'agisse de la clause de compétence générale, ce qui n'est pas la même chose, et qui continue d'occuper le terrain législatif, avec les conséquences attendues sur le financement du sport et de la culture. Difficile de l'éviter, l'affaire Woerth ou Bettencourt, ou bientôt peut-être Sarkozy ? Enfin, à l'heure du début des festivals, la toute puissante multinationale Live Nation nous a livré un bien pitoyable épisode dans la série "les puissants se dévorent entre eux", avec un épilogue habituel où le plus puissant finit par acheter à prix fort la reddition de son ennemi qui s'en tire donc dépouillé de son bien, mais à l'abri du besoin pour un bon nombre d'années. Pendant ce temps, l'empire de Live Nation continue de s'étendre...
Au gré de l'humeur du jour, j'y reviendrai... Bel été !

vendredi 4 juin 2010

Les associations et les entreprises pas logées à la même enseigne concernant les aides d'Etat

Reprise intégrale de l'article publié par localtis.info concernant une obligation de reversement d'une subvention perçue par FagorBrandt. Lire ce genre de chose quand on sait dans le même temps le formalisme qui peut être exigé d'une association qui perçoit un total de subvention de même pas 100.000 € par an..., y'a de quoi se révolter. Sans doute nous expliquera-t-on une fois encore que c'est normal de soutenir l'économie qui crée des emplois et de la richesse. Un beau mensonge de plus : car l'économie sociale et solidaire, en cette période de crise, continue à créer de l'emploi, et en réalité 2 fois plus vite que dans le reste du secteur économique, emploi qui représente aujourd'hui plus de 10% de l'emploi total.

mercredi 5 mai 2010

6 mai : mobilisation de tous les acteurs culturels pour une journée d'action

Pas facile de rendre accessible à tous, amateurs d'art et de culture, spectateurs, "grand public", les causes de l'inquiétude des professionnels de la culture. En tous cas cette journée d'action le 6 mai semble prendre une certaine ampleur, proportionnelle à la montée de la prise de conscience du caractère néfaste de ce que prépare le gouvernement depuis l'arrivée de Sarkozy à la tête de l'État.
En trame de fond, plusieurs réformes : celle des politiques publiques dite RGPP, qui vise, en un mot, à rationaliser les services de l'État et de ses administrations. Rationaliser, ça signifie faire plus avec moins (soyons simples, et évitons la langue de bois).

mercredi 28 avril 2010

Vers des regroupements des lieux de musiques actuelles

Après la tentative d'"annexion" de l'activité musiques actuelles de la MJC de Cavaillon par la Scène nationale de la Ville, contrecarrée uniquement grâce à la mobilisation du secteur, le Monde annonçait dans son édition du 23 avril dernier le possible regroupement du centre de Châteauvallon et de la future scène de Musiques Actuelles de Toulon. Le comédien Charles Berling doit en effet  prendre les commandes du Théâtre de la Liberté qui ouvrira ses portes en septembre 2011. Or le futur directeur cherche un moyen pour obtenir un label de l'Etat, précisant ainsi que : "Pour que l'Etat s'engage, nous devons mutualiser les moyens avec les scènes locales - le centre de Châteauvallon et la future Scène de musiques actuelles à Toulon".

lundi 5 avril 2010

La création d'entreprises, phénomène en hausse notamment dans le secteur culturel

Pourquoi faut-il une crise sans précédent pour voir ainsi les chiffres de la création d'entreprises s'envoler littéralement ? Certes, le phénomène est généralisé. La France n'est certainement pas saisie d'une soudaine envie d'entreprendre -on pourrait même penser qu'avec la crise, les entrepreneurs soient plutôt refroidis- mais les effets combinés du chômage, de la vie chère qui rend le quotidien des français moyens de plus en plus dur, et l'aubaine du statut d'autoentrepreneur participent à un élan généralisé pour l'entrepreneuriat. Des chiffres à étudier de plus près, comme ceux publiés par l'ACRE, l'agence pour la Création et la Reprise d'Entreprises et qui concernent l'analyse de la période de février 2009 à février 2010. Ces données sont issues des chiffres publiés par l'INSEE et accessibles ici.

dimanche 4 avril 2010

Un bouclier fiscal qui profite principalement aux plus riches

Dans le débat animé autour d'un bouclier fiscal de plus en plus controversé , l'UMP fait preuve d'une sacrée mauvaise foi en affirmant jeudi dernier (le 2 avril, ce n'était donc pas un poisson!) que ce dispositif fiscal "n'est pas un instrument au bénéfice des plus riches" puisque "60% des bénéficiaires ont des revenus modestes". Et pourtant, l'analyse de l'AFP, publiée sur le site des Echos le jour même, démontre exactement l'inverse.
S'il faut retenir juste quelques chiffres, le premier montre que le coût pour la collectivité, et le bénéfice moyen paraissent "raisonnables" : 16.350 contribuables bénéficient du bouclier fiscal, pour moins de 600 millions de remise d'impôt (585,6 exactement), ce qui donne une moyenne de 35.816 € par bénéficiaire. Mais cette analyse masque une profonde disparité : plus de la moitié des bénéficiaires (53%) n'est pas assujetti à l'ISF, ceux-ci ne percevant que 4,8 millions d'euros, soit 0,8% du total distribué !